L’essentiel en bref
Mis à jour juin 2026
- À Paris, un meublé de tourisme constitué en résidence principale ne peut être loué que 90 jours par an depuis le 1er janvier 2025.
- Toute mise en location sur la plateforme Airbnb ou toute autre plateforme exige un enregistrement préalable en mairie : le numéro à 13 caractères est obligatoire sur chaque annonce.
- Pour louer un logement qui n’est pas votre résidence principale, une autorisation pour louer est obligatoire : changement d’usage avec compensation, démarche longue et coûteuse.
- Les amendes pouvant atteindre 100 000 € pour les résidences secondaires non conformes font de Paris l’une des communes les plus sévères d’Europe.
- La loi Le Meur (novembre 2024), dite loi anti-Airbnb, a également durci la fiscalité, renforcé les contrôles et élargi les pouvoirs des copropriétés.
Paris applique l’une des réglementations les plus strictes d’Europe pour la location meublée touristique. Depuis janvier 2025, les règles se sont encore resserrées : 90 jours de plafond pour les résidences principales, enregistrement national obligatoire, sanctions alourdies, fiscalité durcie. Vous possédez un pied-à-terre dans le 7e, un appartement haussmannien dans le Marais ou une résidence secondaire au cœur de Paris : chaque type de bien obéit à un régime distinct, avec ses obligations et ses risques propres.
Ce guide fait le point sur la législation applicable en 2026 à Paris : procédure d’enregistrement, plafond de jours, autorisation de changement d’usage, fiscalité, règles de copropriété.
Pour déléguer la gestion opérationnelle et réglementaire, voir notre service de conciergerie Airbnb à Paris.
Résidence principale ou résidence secondaire : deux régimes distincts
Deux régimes, deux niveaux d’exigence. Le tableau ci-dessous résume l’essentiel avant de louer son logement à Paris.
| Obligation | Résidence principale | Résidence secondaire |
| Plafond de location | 90 jours par an (Paris, depuis jan. 2025) | Pas de plafond de nuitées |
| Déclaration / enregistrement | Obligatoire : numéro à 13 caractères sur chaque annonce | Obligatoire : numéro à 13 caractères sur chaque annonce |
| Autorisation pour louer | Non requise | Autorisation de changement d’usage + compensation obligatoires |
| Taxe de séjour | À collecter et reverser à la Mairie de Paris | À collecter et reverser à la Mairie de Paris |
| DPE (diagnostic de performance énergétique) | Non requis pour les biens déjà en location (échéance 2034) | Requis pour toute nouvelle demande d’autorisation |
| Amende principale | Jusqu’à 10 000 € pour dépassement des 90 jours | Amende pouvant atteindre 100 000 € sans autorisation |
Comment déclarer son logement et obtenir un numéro d’enregistrement à Paris ?
Toute mise en location d’un meublé de tourisme à Paris exige une déclaration préalable auprès de la Mairie de Paris. La procédure s’effectue en ligne via le téléservice dédié sur paris.fr (démarche gratuite, immédiate, qui délivre un numéro d’enregistrement unique à 13 caractères). Ce numéro doit figurer sur chaque annonce publiée, quelle que soit la plateforme utilisée.
À partir de mai 2026, le téléservice national Declaloc entre en application et remplace progressivement les déclarations locales. Les plateformes auront l’obligation de transmettre chaque mois les données d’activité de chaque annonce à ce guichet unique : nombre de nuits louées, adresse, numéro d’enregistrement. Le croisement automatique des données entre plateformes sera opérationnel. Pour comprendre comment notre équipe gère cette conformité , voir [gestion locative Airbnb à Paris].
Quelle est la limite de jours de location à Paris en 2026 ?
Pour une résidence principale, la limite est de 90 jours par an depuis le 1er janvier 2025. Le Conseil de Paris a voté à l’unanimité cet abaissement (délibération n°2024 DLH 398 des 18-20 décembre 2024), en activant le dispositif prévu par l’article 7 de la loi Le Meur. Au niveau national, le Code du tourisme fixe le plafond à 120 jours : Paris est la première commune à avoir délibéré en ce sens.
Quatre précisions qui évitent les erreurs courantes :
- Le compteur s’applique toutes plateformes confondues. Airbnb + Booking + Abritel = total cumulé sur l’année civile.
- La plateforme Airbnb bloque automatiquement le calendrier à l’approche du seuil pour les résidences principales déclarées.
- Des exceptions légales existent (obligation professionnelle, raison de santé, force majeure) mais sont strictement encadrées par le Code du tourisme et font l’objet d’un contrôle judiciaire.
- Pour une résidence secondaire, il n’y a pas de plafond de nuitées, mais une autorisation de changement d’usage avec compensation est obligatoire avant toute mise en location. Pour les résidences secondaires, voir l’alternative [ bail mobilité ].
Comment obtenir l’autorisation pour louer sa résidence secondaire à Paris ?
Votre appartement parisien n’est pas votre résidence principale ? Le régime est différent, et les enjeux financiers, considérables. Pour louer un logement à usage d’habitation qui n’est pas votre résidence principale en meublé touristique à Paris, vous devez obtenir une autorisation de changement d’usage avec compensation : transformer une surface de valeur équivalente en logement d’habitation dans le même arrondissement. Cette compensation s’achète sous forme de « titres de commercialité » auprès de propriétaires réalisant l’opération inverse.
Le coût est relativement significatif. Dans les arrondissements centraux, la compensation dépasse 1 000 €/m² dans plusieurs secteurs. Les arrondissements du 1er au 6e sont quasi saturés en disponibilités de commercialité. Avant toute démarche, vérifiez le quota restant auprès de la DRIHL (Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement).
L’amende pouvant atteindre 100 000 € en cas de location sans autorisation s’accompagne d’une astreinte de 1 000 € maximum par jour et par m² jusqu’à régularisation. La jurisprudence récente (arrêt Cour d’appel de Paris, janvier 2026) confirme que les condamnations incluent la restitution intégrale des recettes locatives perçues, en plus du montant de l’amende.
La copropriété peut-elle interdire la location courte durée à Paris ?
Depuis la loi Le Meur (novembre 2024), une copropriété peut interdire la location meublée touristique par un vote à la majorité des deux tiers des copropriétaires et non plus à l’unanimité comme le prévoyait la loi ELAN. Cette disposition est entrée en vigueur au 19 mars 2026 et constitue un nouveau levier d’action pour les syndicats de copropriétaires parisiens.
Avant de publier une annonce ou d’estimer le potentiel locatif de votre bien, vérifiez le règlement de copropriété de votre immeuble et les procès-verbaux des assemblées générales récentes. Une clause de bourgeoisie ou une délibération récente peut rendre la location illégale, même si vous remplissez par ailleurs toutes les conditions légales imposées par la Ville de Paris. Le syndic peut engager des poursuites indépendamment des sanctions municipales. Pour anticiper les nuisances et éviter les conflits de voisinage dès la mise en location, voir notre article [sécurité et nuisances en location courte durée].
Quelle est la fiscalité de la location Airbnb à Paris en 2026 ?
La loi Le Meur a profondément modifié le régime micro-BIC applicable aux meublés de tourisme. Sur les revenus 2025 (déclarations 2026), les nouveaux abattements sont les suivants :
- Meublés non classés : abattement de 30 %, plafond de 15 000 € de revenus annuels (contre 50 % et 77 700 € auparavant).
- Meublés classés Atout France : abattement de 50 %, plafond de 77 700 € (contre 71 % auparavant)
Au-delà de ces plafonds, le régime réel d’imposition s’applique. Il permet la déduction des charges et l’amortissement du bien ce qui, selon le profil de l’investissement locatif, réduit sensiblement la charge fiscale. Un expert-comptable spécialisé LMNP reste l’interlocuteur pertinent pour arbitrer entre les deux régimes et estimer l’impact fiscal selon vos recettes locatives.Open Up Paris dispose d’un réseau solide d’experts-comptables et d’avocats fiscalistes spécialisés LMNP, mobilisables à chaque étape : mise en location, optimisation du régime, déclaration, revente. Vous n’avez pas à chercher le bon interlocuteur. Nous vous le présentons.
Quelles sont les nouvelles obligations énergétiques pour un meublé touristique à Paris ?
Votre bien parisien est classé G ou F ? Il est concerné par un calendrier d’interdiction progressive applicable à tout logement proposé en location de courte durée :
- Depuis le 1er janvier 2025 : interdiction de louer les logements classés G en meublé touristique.
- À partir du 1er janvier 2028 : interdiction des logements classés F.
- À partir du 1er janvier 2034 : seuls les logements classés A à D pourront être proposés à la location touristique.
Pour toute nouvelle demande d’autorisation de changement d’usage (résidence secondaire), un DPE classant le bien entre A et E est désormais requis avant le dépôt du dossier. En cas de non-transmission du DPE à la mairie sur demande, une astreinte de 100 € par jour est applicable. Les propriétaires déjà en location disposent d’un délai jusqu’en 2034 pour se mettre en conformité avec les nouvelles normes d’urbanisme énergétique.
Comment Open Up Paris gère la conformité réglementaire de votre bien ?
La réglementation évolue vite. Le Declaloc entre en service, les copropriétés votent, les amendes tombent. Vous êtes à Londres, Genève ou New York : qui suit le compteur de nuits, vérifie la conformité de votre annonce, coordonne avec votre avocat et votre expert-comptable, assure les formalités de déclaration ?
Open Up Paris intègre la veille réglementaire dans sa gestion : suivi du quota de jours, enregistrement en mairie, liaisons avec vos conseils juridiques et fiscaux, information sur chaque nouvelle actualité réglementaire applicable à votre bien. Vous ne gérez pas la réglementation. Vous gérez votre patrimoine.
Pour aller plus loin : [gestion locative Airbnb à Paris], [optimisation des revenus Airbnb] et [sécurité et nuisances en location courte durée].
Vous louez. Nous veillons à ce que chaque nuit soit dans les règles.
Sources officielles
- Ville de Paris : paris.fr : Location meublée touristique, les règles à suivre
- Legifrance : Loi n°2024-1039 du 19 novembre 2024 (loi Le Meur)
- Gouvernement : Guide pratique 2025 de la réglementation des meublés de tourisme (Ministère de l’Écologie)
- Derhy Avocat : Délibération du Conseil de Paris n°2024 DLH 398 des 18-20 décembre 2024
Questions fréquentes sur la réglementation Airbnb à Paris
90 jours par an pour une résidence principale depuis le 1er janvier 2025. Ce plafond s’applique toutes plateformes confondues. Airbnb bloque automatiquement le calendrier à l’approche du seuil. Pour une résidence secondaire, pas de limite de nuitées mais une autorisation de changement d’usage obligatoire.
En ligne sur paris.fr via le téléservice dédié. La démarche est gratuite et délivre immédiatement un numéro d’enregistrement à 13 caractères à afficher sur toutes vos annonces. Depuis mai 2026, le téléservice national Declaloc s’ajoute à l’enregistrement local. Sans numéro conforme, votre annonce peut être suspendue et vous vous exposez à une amende pouvant atteindre 5 000 €.
Absence de numéro d’enregistrement : amende jusqu’à 5 000 €. Fausse déclaration ou dissimulation : jusqu’à 20 000 €. Dépassement des 90 jours pour une résidence principale : jusqu’à 10 000 € par année d’infraction. Location d’une résidence secondaire sans autorisation : amende pouvant atteindre 100 000 € + astreinte de 1 000 €/jour/m². La jurisprudence 2026 ajoute la restitution intégrale des recettes locatives perçues.
Il faut obtenir une autorisation de changement d’usage avec compensation auprès de la Mairie de Paris. La compensation consiste à acquérir des titres de commercialité dont le coût dépasse 1 000 €/m² dans les arrondissements centraux. Les arrondissements du 1er au 6e sont quasi saturés. Une consultation juridique préalable est indispensable avant tout projet de mise en location d’un bien secondaire.
Trois évolutions majeures depuis 2025 : le plafond de 90 jours pour les résidences principales (contre 120 auparavant), la mise en application du Declaloc (mai 2026) qui croise automatiquement les données entre plateformes, et la réforme du micro-BIC qui réduit les abattements fiscaux (30 % pour les meublés non classés, 50 % pour les classés). La loi Le Meur donne aussi aux copropriétés le droit d’interdire la location touristique à la majorité des deux tiers.
Oui. Depuis la loi Le Meur (entrée en vigueur au 19 mars 2026), une assemblée générale de copropriété peut voter l’interdiction de la location meublée touristique à la majorité des deux tiers des copropriétaires, contre l’unanimité exigée par la loi ELAN. Vérifiez le règlement de copropriété et les procès-verbaux des assemblées récentes avant toute mise en location.
Sous le régime micro-BIC : abattement de 30 % (plafond 15 000 € de recettes) pour les meublés non classés, 50 % (plafond 77 700 €) pour les meublés classés Atout France. Au-delà, le régime réel s’applique, souvent plus avantageux pour un investissement locatif de valeur grâce à la déduction des charges et l’amortissement. La taxe de séjour est collectée par la plateforme Airbnb et reversée à la Ville. Consultez un expert-comptable pour estimer l’impact fiscal selon vos recettes et votre régime.




